« Chaque année, des millions de personnes atteintes de TB ne sont pas diagnostiquées. Je veux contribuer à détecter toutes les personnes atteintes par la maladie. Tous les patients doivent être diagnostiqués. »

« La tuberculose est une maladie guérissable dont personne ne devrait mourir, et pourtant il s’agit de la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. J’ai à cœur de faire en sorte que toutes les personnes touchées par la tuberculose aient accès à de meilleurs traitements afin que nous puissions commencer à éliminer cette maladie à travers le monde », a déclaré la directrice adjointe du Département Tuberculose et VIH de L’Union, Dr Grania Brigden.

Le Dr Brigden a effectué ses études de médecine au Royaume-Uni. Elle a commencé sa carrière dans le domaine des soins antituberculeux à Kampala (Ouganda), alors qu’elle était toujours en formation. « Pendant mon séjour en Ouganda, j’ai travaillé avec des personnes extrêmement dévouées et travailleuses qui voulaient toutes améliorer les soins antituberculeux qu’elles dispensaient. Cette expérience a changé le cours de ma carrière et, depuis, je fais tout mon possible pour éliminer cette maladie évitable », explique-t-elle.

Basé à Genève, le Dr Brigden a rejoint L’Union en 2016. Elle a d’abord travaillé sur le Prix pour la vie, un projet qui réunit des chercheurs dans le cadre d’une collaboration unique pour mettre au point un schéma thérapeutique d’un mois – voire moins – permettant de traiter tous les types de tuberculose et tous les patients à travers le monde. Elle continue de travailler sur le Prix pour la vie mais est désormais appelée à d’autres responsabilités dans ses fonctions de directrice adjointe du Département Tuberculose et VIH, auquel elle apporte notamment un soutien technique et scientifique. Elle collabore étroitement avec la directrice scientifique et la directrice du Département pour soutenir le travail de L’Union. Elle entretient également de solides relations de travail avec les organisations basées à Genève.

« Il est important pour moi de pouvoir contribuer au travail vital que L’Union accomplit à travers le monde en faveur de la santé respiratoire. Chaque année, des millions de personnes atteintes de tuberculose ne sont pas diagnostiquées. Je veux contribuer à détecter toutes les personnes atteintes par la maladie. Tous les patients doivent être diagnostiqués et tout le monde doit pouvoir accéder aux meilleurs traitements possible », affirme-t-elle.

« Dans l’avenir, je pense que nous devons collaborer pour proposer une prise en charge complète, allant du dépistage au traitement, en passant par la prévention, notamment aux populations les plus à risque. Cette approche globale permettra aux personnes atteintes de tuberculose de vivre longtemps et en bonne santé », fait-elle observer.

Lors de la toute première réunion de haut niveau sur la tuberculose, les Nations Unies ont reconnu l’ampleur de l’urgence sanitaire mondiale que constitue la tuberculose, et les dirigeants du monde ont adopté une déclaration politique dans laquelle ils s’engagent à éliminer la maladie d’ici 2030. « Des progrès considérables ont été accomplis au cours des cinq à dix dernières années, mais nous avons besoin de plus de financements et d’une plus grande volonté politique pour atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre la tuberculose. Le défi du financement me tient particulièrement à cœur, car il me semble que des évolutions majeures auront bientôt lieu. Je pense aux projets de recherche-développement (R&D) actuellement en cours sur des vaccins prometteurs et de nouvelles classes de médicaments qui pourraient être employés dans les schémas thérapeutiques. Mais pour cela, les financements doivent être considérablement accrus, faute de quoi toute cette dynamique risque d’être réduite à néant », explique le Dr Brigden à propos des défis auxquels est confrontée la lutte contre la tuberculose.

Autre signe de l’engagement du Dr Brigden à promouvoir cette dynamique en faveur de la R&D sur la tuberculose, elle a co-organisé récemment la rencontre « TB Science2018 », une conférence de deux jours consacrée à la recherche fondamentale et translationnelle sur la tuberculose qui s’est tenue avant la 49ème Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire à La Haye (Pays-Bas). Cette rencontre a réuni des experts en microbiologie, immunologie, biologie moléculaire, pharmacologie, épidémiologie et modélisation mathématique pour discuter des récentes découvertes sur la transmission de la tuberculose, l’infection tuberculeuse et la maladie elle-même. L’accent a également été mis sur la nécessité de développer de meilleurs vaccins, de nouveaux médicaments et des diagnostics efficaces contre la tuberculose.

« J’ai beaucoup apprécié les riches échanges entre les participants après les exposés scientifiques. J’ai vraiment hâte d’assister à la prochaine édition – TBScience 2019 – à Hyderabad, notamment dans le contexte actuel où de nombreuses recherches passionnantes sont menées sur la maladie. Par exemple, la mise au point de nouveaux traitements raccourcis contre la tuberculose latente et la tuberculose pharmacorésistante », confie le Dr Brigden.

Dans le cadre de son travail à L’Union, le Dr Brigden essaie toujours d’utiliser les nouvelles découvertes scientifiques pour mettre en place une approche globale en matière de soins contre la tuberculose. « Dans l’avenir, je souhaite trouver les moyens permettant d’identifier et de prévenir les cas de tuberculose en tenant compte des facteurs de risque et en proposant un traitement préventif contre la maladie. Je souhaite multiplier les possibilités pour garantir que les nouveaux outils de lutte contre la tuberculose puissent être adaptés et mis en œuvre rapidement, et que les personnes touchées par la maladie puissent bénéficier du soutien et du traitement dont elles ont besoin », conclut-elle.

La conférence TBScience 2019 se tiendra avant la 50ème Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire à Hyderabad en fin d’année.

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