Déclaration de L’Union sur la flambée épidémique de nouveau coronavirus

L'Union appelle à collaborer à l’échelle mondiale et à mettre au point des solutions accessibles à tous dans la riposte à la flambée épidémique de nouveau coronavirus (2019-nCoV).

L'épidémie, signalée pour la première fois à Wuhan (Chine), a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) jeudi 30 janvier. Le Directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que cette décision tenait principalement à la crainte de voir le virus s’étendre à des pays dont le système de santé est plus fragile.

L'Union se félicite de cette déclaration de l'OMS, tout en notant que les résultats dépendront de la réussite de la Chine dans ses efforts visant à endiguer l’épidémie.

« La flambée de cette nouvelle infection respiratoire par voie aérienne est alarmante, surtout si l’on tient compte des facteurs inconnus », a souligné le professeur Kevin Mortimer, directeur du Département Santé respiratoire à L'Union. « Ces événements mettent notre science, nos recherches et nos systèmes de santé publique à l'épreuve. Notre capacité à endiguer la maladie et à élaborer rapidement des traitements dépend de la faculté des organismes de santé publique à collaborer pour assurer la coordination entre les pays, les langues et les secteurs.

« L’importance de la collaboration est cruciale en matière de recherche-développement. Nous devons partager nos connaissances, nos ressources et nos informations pour nous donner toutes les chances de fournir des soins efficaces à tous ceux qui en ont besoin et développer de nouvelles innovations, notamment un vaccin. Il est capital de ne pas nous arrêter là ou nous en tenir à une évaluation de nos systèmes de santé face à une épidémie : nous devons étendre ces principes de collaboration pour mieux faire face à d'autres menaces bien réelles qui pèsent actuellement sur la santé humaine, et ainsi prendre une longueur d'avance sur les futures situations d'urgence », ajouté le professeur Mortimer.

Le nombre de cas d’infections en Chine et dans d’autres pays continue de grimper, et la situation évolue rapidement. Les symptômes du virus comprennent des signes courants d'infection, tels que des difficultés respiratoires et de la fièvre. Dans les cas graves, le virus peut entraîner une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère et des insuffisances rénales. Un petit nombre de cas, estimé actuellement à 2 %, sont décédés.

L'OMS travaille en étroite collaboration avec des experts mondiaux, des gouvernements et des partenaires pour élargir les connaissances scientifiques et suivre la propagation et la virulence du virus, et émet des recommandations aux pays et aux individus sur la manière de se protéger et d’empêcher le virus de se propager.

Bien qu'il n'existe pas de médicament spécifique recommandé pour prévenir ou traiter le 2019-nCoV, les personnes infectées reçoivent des soins pour soulager et traiter les symptômes. L'OMS a déclaré qu'elle travaille avec un ensemble de partenaires pour accélérer les initiatives en matière de recherche-développement, et que des traitements spécifiques sont à l'étude. L'Union espère que ces efforts de recherche aboutiront à un traitement abordable et accessible pour tous ceux qui en ont besoin.

Les projets, les bureaux et le personnel de L'Union ne sont – pour la plupart – pas directement touchés par cette épidémie, et à ce stade, il n'existe pas de lien évident entre le virus 2019-nCoV et la tuberculose. Toutefois, dans la mesure où les symptômes du nouveau virus s’apparentent à certains symptômes de la tuberculose, il y a un risque que les personnes atteintes du 2019-nCoV soient admises dans des centres de traitement ou de dépistage de la tuberculose et puissent transmettre le virus à d'autres patients. L'Union a recommandé à son personnel de projet de prendre acte de ce risque et de veiller à ce que les personnes soumises au dépistage de la tuberculose soient interrogées sur leurs éventuels déplacements en Chine ou sur leurs contacts avec des personnes ayant récemment séjourné en Chine.

Il importe d'adopter des mesures standard de lutte contre les infections, à l’image de celles employées pour prévenir la transmission de la tuberculose. Le site web de l'OMS contient des documents techniques détaillés et complets sur le virus 2019-nCoV, qui intègrent les enseignements tirés de l'expérience acquise à l’échelle mondiale face aux virus SRAS et MERS. Il convient également de suivre les recommandations standard de l'OMS à l’intention du grand public pour réduire la propagation des maladies, comme par exemple se laver fréquemment les mains.

L'Union a mis en place une équipe de spécialistes pour surveiller de près l’évolution de l'épidémie de 2019-nCoV.

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