Le Ministre sud-africain de la santé prononce le discours de la conférence à la mémoire de Stephen Lawn au Cap

Le Ministre sud-africain de la santé, le Dr Aaron Motsoaledi, a prononcé le discours de la conférence 2019 à la mémoire de Stephen Lawn. À cette occasion, il a rappelé à l’auditoire les engagements pris lors de la première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose en 2018, et a décrit les mesures prévues par l’Afrique du Sud pour réaliser l’objectif consistant à éliminer cette maladie.

Cette conférence (disponible ici en rediffusion) honore la mémoire du professeur Stephen Lawn, qui enseignait les maladies infectieuses et la médecine tropicale à l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres ainsi qu’à l’Université du Cap. Éminent spécialiste du VIH et de la tuberculose, le professeur Lawn a grandement contribué à l’amélioration du diagnostic et du traitement de la tuberculose chez les personnes touchées par le VIH/sida, ainsi qu’à l’allègement du fardeau de la tuberculose associée au VIH. Il est décédé en septembre 2016 des suites d’une tumeur cérébrale, à l’âge de 50 ans.

Le Dr Motsoaledi a déclaré : « Si nous parvenons à atteindre la cible fixée dans les objectifs de développement durable d’ici 2030, voire plus tôt, nous pourrons rendre hommage à l’œuvre accomplie par Stephen Lawn et les autres chercheurs et cliniciens qui ont consacré leur existence à sauver des vies. »

Dans le cadre de la conférence, qui s’est tenue le 2 avril à l'Institut des maladies infectieuses et de médecine moléculaire de l’Université du Cap, le Ministre de la santé Aaron Motsoaledi a rappelé à l’auditoire les cinq vœux formulés lors de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose. Il a ensuite réaffirmé la volonté du gouvernement sud-africain de tenir ses engagements, en précisant les mesures que le pays avait déjà prises ou comptait prendre dans cette optique :

  • La mise en place d’un programme basé sur la recherche des sujets contacts en vue d’identifier, d’ici à fin 2020, la moitié des 160 000 personnes atteintes de la tuberculose n’ayant pas encore été diagnostiquées. Parmi celles-ci, 38 000 ont déjà pu être identifiées grâce à des dépistages conduits auprès de membres de leur famille ;
  • La nécessité de renforcer la vigilance auprès des professionnels de santé dispensant des soins de santé primaires, notamment au moyen d’une politique de dépistage de la tuberculose destinée aux personnes se rendant à l’hôpital pour d’autres raisons ;
  • La nécessité de mettre en place une politique visant à garantir le dépistage annuel de la tuberculose chez les professionnels de santé ;
  • Encourager les employeurs à mettre en place des programmes de dépistage de la tuberculose, et encourager les chefs (traditionnels et religieux) à jouer un rôle d’ambassadeur dans la lutte contre la tuberculose ;
  • L’utilisation d’appareils Gene Xpert pour effectuer les tests de diagnostic de la tuberculose, et un recours plus élevé que la moyenne au traitement préventif à l'isoniazide pour les patients séropositifs ;
  • La mise à disposition de fonds supplémentaires pour le dépistage et les traitements ;
  • L’importance de nouer des partenariats avec d’autres réseaux de recherche sur la tuberculose pour conduire des études permettant la mise au point de nouveaux outils et vaccins abordables en vue d’éliminer la maladie.

Linda-Gail Bekker, Responsable des opérations de la Fondation Desmond Tutu sur le VIH, s’est exprimée au nom de Joy Lawn, la veuve du professeur Stephen Lawn : « Je souhaiterais attirer l’attention sur le fait que Steve aurait eu 53 ans cette année, et cette conférence nous permet de mesurer le travail extraordinaire qu’il a accompli. Elle nous rappelle également que la tuberculose et le VIH exigent toujours que l’on y consacre du temps, de l’attention, des réflexions, des études, des fonds et de l’enthousiasme, mais aussi que des liens ont été tissés dans le monde entier pour combattre ces maladies », a-t-elle déclaré. À l’avenir, cette conférence annuelle sera organisée en alternance à Londres et au Cap.

La conférence a été organisée par l'Institut des maladies infectieuses et de médecine moléculaire, la faculté de sciences de la santé de l’Université du Cap, la Fondation Desmond Tutu sur le VIH et l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM), avec le soutien du Fonds à la mémoire de Stephen Lawn, qui demeure une source d’inspiration pour une nouvelle génération de chercheurs sur la tuberculose. Ce Fonds a été établi dans le cadre d’un partenariat mondial entre le Centre antituberculeux de l'École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (Royaume-Uni), le Centre Desmond Tutu sur le VIH de l’Université du Cap (Afrique du Sud), L’Union et la revue The Lancet.

Le Fonds à la mémoire de Stephen Lawn décerne également un prix à un jeune chercheur dont les travaux sont jugés prometteurs pour réduire le fardeau de la tuberculose et du VIH/sida en Afrique. Celui-ci est remis à l’occasion de la Conférence mondiale de L'Union sur la santé respiratoire. L’an dernier, il a été décerné au Dr Christine Sekaggya-Wiltshire, qui dirige la clinique spécialisée dans le traitement du VIH et de la tuberculose à l'Institut des maladies infectieuses de l'Université Makerere, à Kampala (Ouganda). Le Dr Sekaggya-Wiltshire a récemment fait l’objet d’un article dans la revue The Lancet.

Informations complémentaires :

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Fonds et/ou faire un don, voir cette page (en anglais).

Cliquer ici pour de plus amples renseignements sur le Prix Stephen Lawn pour la recherche sur la tuberculose et le VIH

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