L’Union profite de la Journée internationale des familles pour attirer l’attention sur la tuberculose infantile

À l’occasion de la Journée internationale des familles, une initiative des Nations Unies, L’Union souligne la nécessité urgente d’agir contre la tuberculose infantile.

On estime que 239 000 enfants meurent chaque année de la tuberculose. La plupart de ces décès pourraient être évités. La tuberculose est une maladie que l’on sait traiter et soigner, mais 90 % des enfants qui succombent de la tuberculose ne reçoivent pas le traitement standard qui aurait pu les sauver.

Dans de nombreux pays, les systèmes de santé négligent la tuberculose infantile car celle-ci est moins contagieuse que chez l’adulte, et parce que les outils classiques employés pour diagnostiquer la maladie sont moins efficaces chez l’enfant. En raison de cette négligence, un million d’enfants meurent tous les quatre ans d’une maladie que l’on sait traiter.

Pour éradiquer l'épidémie de tuberculose infantile, il faut mettre en place des interventions locales adaptées au contexte social et culturel qui permettent de dépister et de diagnostiquer les enfants à risque à l'aide d'outils simples. Même dans certaines régions disposant de ressources limitées, certaines initiatives – telles que le projet DETECT Child TB de L’Union – démontrent qu’il est possible de fournir aux professionnels de santé les connaissances et les outils nécessaires pour diagnostiquer et traiter la tuberculose infantile, et de permettre à la population d’avoir accès aux soins. Le dépistage des enfants dans les ménages où un adulte a été diagnostiqué positif à la tuberculose doit devenir la norme partout. Dans les régions d'Ouganda où L'Union a testé cette approche, 72 % des enfants à risque ont pu recevoir un traitement préventif contre la maladie, contre moins de 5 % auparavant.

À long terme, il faut investir davantage dans la recherche-développement pour améliorer les outils de diagnostic et les traitements et mettre au point un vaccin efficace contre la tuberculose.

Pour ce faire, nous appelons les gouvernements à prendre des mesures urgentes au titre des engagements pris lors de la première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose, lors de laquelle les dirigeants des pays signataires ont admis qu’ils avaient un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la tuberculose. Le point le plus important de cette déclaration réside peut-être dans le fait que tous les chefs d'État et de gouvernement soutiennent la nécessité d'adopter une nouvelle approche fondée sur les droits de l'homme pour éliminer la tuberculose.

Cela suppose de modifier en profondeur les lois, les politiques publiques et les pratiques en matière de santé. Le nouveau programme de lutte contre la tuberculose fondé sur les droits de l'homme souligne clairement que la négligence scandaleuse dont la tuberculose infantile fait l’objet ne saurait être tolérée plus longtemps.

La négligence persistante de la tuberculose infantile, qui cause des millions de décès évitables, est inacceptable. L’Union continuera de travailler inlassablement pour que les familles du monde entier puissent accéder aux soins essentiels dont leurs enfants ont besoin pour guérir, et que l’on considère souvent – et à tort – comme allant de soi.

Pour en savoir plus sur l’impact de la tuberculose infantile, voir le rapport de L’Union : « L’épidémie silencieuse : appel à l’action contre la tuberculose infantile (en anglais)

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