« Je suis reconnaissante pour chaque jour où je peux me rendre utile au sein d’une organisation unique. »

« Je suis reconnaissante pour chaque jour où je peux me rendre utile au sein d’une organisation unique. »

Basée à Paris, Shirley Frundt est coordinatrice des ressources humaines Monde de L’Union.

Elle possède plus de 25 ans d’expérience dans le domaine des ressources humaines, mais sa vocation première était tout autre. Elle a commencé à travailler comme journaliste pour un journal local avant de poursuivre sa carrière dans le domaine des relations publiques en Angleterre. Bien que ces activités n’aient aucun rapport avec les ressources humaines, Mme Frundt a toujours considéré qu’elles ont une caractéristique commune : elles concernent les gens. 

Née à Singapour, Mme Frundt a grandi dans un environnement international et a travaillé pour des entreprises d’envergure mondiale comme Accenture et SmithKline Beecham (aujourd’hui Glaxo SmithKline). C’est à son arrivée en France, avec sa famille il y a plus de 30 ans, qu’elle est passée du journalisme aux ressources humaines.

Mme Frundt a toujours été sensible aux questions en lien avec la protection sociale et la justice. Avant de rejoindre L’Union en juin 2008, elle a travaillé pendant six mois comme bénévole pour l’UNICEF à Pékin (Chine), en 2003, puis pour l’organisation caritative britannique CORD.

Avec ses collègues Nawel Saady et Guillaume Ould Aoudia, et sous la direction de Nathalie Emaille-Léotard, directrice des ressources humaines Monde, Mme Frundt gère plus de 850 employés et consultants. En tant que coordinatrice des ressources humaines, elle joue un rôle essentiel dans la supervision des politiques et procédures de L’Union en matière de recrutement ainsi que dans la gestion des contrats de travail.

Son rôle implique qu’elle connaisse le droit du travail de chaque pays où L’Union opère. Afin de s’assurer que les contrats sont conformes à la loi, Mme Frundt travaille en étroite collaboration avec des avocats. Elle est également très sollicitée par ses collègues, qui lui demandent notamment conseil sur les politiques et les procédures à suivre ainsi que sur les relations de travail et les questions d’emploi.

Si la tâche peut sembler écrasante, l’intéressée voit les choses sous un autre angle. « Pour moi, la clé pour pouvoir accomplir tout ce que je dois faire au quotidien est de rester concentrée et d’être attentive aux besoins des bureaux et des consultants, et si cela implique de commencer un peu plus tôt ou de finir un peu plus tard, ce n’est pas un problème car cela fait partie de mon rôle. Nos employés sont confrontés chaque jour à de nombreux défis et le moins que je puisse faire est de leur faciliter la tâche en me rendant disponible et en répondant aussi efficacement que possible à leurs demandes », explique-t-elle.

« Mon rôle de coordinatrice des ressources humaines Monde me permet d’avoir une vue d’ensemble des pratiques professionnelles au sein de l’organisation, de promouvoir l’égalité des chances et des normes de travail pour l’ensemble de nos employés et consultants et aussi de renforcer l’identité de L’Union en tant qu’organisation mondiale. Cela est extrêmement enrichissant de pouvoir travailler en lien avec différents départements et bureaux », confie-t-elle lorsqu’on l’interroge sur sa motivation.

Lorsque l’on pense aux activités de L’Union, on ne pense pas d’emblée aux ressources humaines, mais il s’agit d’un rouage interne essentiel au bon fonctionnement de l’organisation. En donnant un visage humain aux ressources humaines, Mme Frundt entend contribuer à la réalisation des objectifs généraux de L’Union. « Nous nous devons d’être à l’écoute de nos employés et consultants, d’être attentifs à leur santé, à leur sécurité et à leur bien-être. Plusieurs études montrent que lorsque les gens sont en bonne santé et heureux ils sont plus motivés et productifs, ce qui se traduit par une efficacité accrue et de meilleurs résultats », souligne-t-elle.

Mme Frundt a beaucoup apporté à l’organisation et tire une grande satisfaction de son travail. Lorsqu’elle a rejoint L’Union, le département des ressources humaines ne comptait que deux employés à temps plein : la directrice des ressources humaines et elle-même. À l’époque, un processus de décentralisation des ressources humaines avait été amorcé pour en transférer une partie depuis le siège, à Paris, vers les bureaux régionaux de L’Union aux quatre coins du monde, et Mme Frundt a contribué à jeter les bases des procédures opérationnelles standard actuellement appliquées pour le recrutement international.

« Je suis heureuse de voir que les bureaux sont désormais capables de gérer eux-mêmes leurs ressources humaines. Et s’ils ont besoin de conseils, le département des ressources humaines Monde est toujours prêt à les aider », se félicite-t-elle.

Outre le fait qu’elle est extrêmement fière de travailler pour L’Union, Mme Frundt est l’une des plus ferventes ambassadrices de l’organisation.

Elle raconte combien elle s’est sentie émue lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence mondiale de cette année à La Haye : « Je me souviens du moment où je suis entrée dans l’auditorium et où j’ai vu la salle se remplir progressivement avec des milliers de personnes, et pas des moindres puisqu’il s’agissait des meilleurs experts en matière de soins, venus des quatre coins du monde pour assister à la 49ème Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire. Je me suis dit que j’étais vraiment chanceuse de faire partie de L’Union, une organisation fondée il y a près d’un siècle. Combien d’organisations comme la nôtre peuvent se prévaloir d’un passé aussi long ? ».

Il y a une cause à laquelle Mme Frundt est particulièrement attachée depuis l’époque où elle travaillait pour l’UNICEF : la lutte contre la tuberculose infantile, matérialisée à L’Union par le projet DETECT Child TB. « C’est L’Union qui attire l’attention du monde sur la nécessité d’agir contre la tuberculose infantile », souligne-t-elle. 

« Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est intolérable de voir un enfant souffrir de tuberculose ou de toute autre maladie susceptible de mettre sa vie en danger. Rien ne saurait justifier un tel scénario car, lorsque la tuberculose est détectée et traitée suffisamment tôt, le risque de décès est très faible chez les enfants. Nous avons la chance d’avoir en Ouganda une équipe qui promeut le projet DETECT Child TB et qui teste un modèle s’appuyant à la fois sur la formation en ligne et une application mobile pour apprendre aux travailleurs de la santé de première ligne comment déceler les cas de tuberculose au niveau communautaire. Chaque enfant a le droit d’avoir accès aux soins et de vivre et grandir en bonne santé », souligne-t-elle.

Avec ses collègues des ressources humaines, Mme Frundt travaille actuellement à la mise au point d’un progiciel de gestion intégré en ligne destiné à renforcer la gestion et les systèmes opérationnels de L’Union.

« C’est un excellent exemple de collaboration entre les différents services de L’Union », se félicite-t-elle.

Se remémorant l’époque où elle devait travailler en tandem avec un collègue d’un autre département à Paris, Mme Frundt explique l’importance qu’elle accorde à la collaboration.

« Durant la courte période pendant laquelle j’ai travaillé avec lui, j’ai pu découvrir vu une personne dotée d’une grâce, d’une humilité, d’une douceur, d’une gentillesse et d’une bonté que j’ai rarement vues réunies en une seule personne. Il était fier de son travail, de donner le meilleur de lui-même, et il manifestait toujours de la considération envers autrui. J’ai beaucoup appris à ses côtés », confie-t-elle.

Ces valeurs sont ancrées dans l’éthique professionnelle de Mme Frundt et dans ce qu’elle apporte à L’Union.

« Je vis dans un pays, la France, où j’ai accès à certains des meilleurs médecins et hôpitaux du monde, mais chacun devrait avoir le même droit aux soins. À cet égard, L’Union a la lourde responsabilité de garantir l’accès aux soins aux personnes vulnérables qui vivent dans les communautés les plus pauvres. J’ai indiqué auparavant que le département des ressources humaines a une obligation de diligence envers le personnel. Je pense aussi que L’Union a une obligation de diligence envers ses bénéficiaires. Nous nous devons de perpétrer l’héritage que nous avons reçu des membres fondateurs de L’Union. Je suis reconnaissante pour chaque jour où je peux me rendre utile au sein d’une organisation unique qui se fraye une place parmi les acteurs mondiaux de la santé publique pour mettre fin à la tuberculose et proposer des solutions de santé aux populations pauvres », conclut-elle.

Actualités